Un troisième chemin économique

Le commutalisme est un système économique expérimental fondé sur un principe simple : le prix payé pour un bien doit refléter la capacité réelle de paiement de l'acheteur. Entre le capitalisme — où chacun paie le même prix indépendamment de ses moyens — et le communisme — où l'État fixe les prix uniformément — il propose une troisième voie fondée sur la progressivité et la viabilité commerciale.

La référence n'est pas le revenu absolu mais le revenu médian régional (données INSEE). Quelqu'un gagnant le médian paie un prix proche du prix affiché. En dessous du médian, il bénéficie d'une réduction ; au-dessus, il contribue davantage. L'ajustement est progressif grâce à une loi de puissance asymétrique qui distingue la situation sous le médian (β↓) de celle au-dessus (β↑), créant des écarts significatifs aux extrêmes tout en restant modéré aux niveaux intermédiaires.

Un mécanisme de correction d'abordabilité garantit qu'un bien déjà hors de portée au prix de base ne génère jamais de surcharge supplémentaire — le système tend alors vers une réduction, quelle que soit la position de revenus de l'acheteur.

« Chacun contribue selon ses capacités, chacun accède selon ses moyens. »

−60 % réduction max. (nécessité)
+700 % majoration max. (luxe pur)
≈ 1,0 indice au revenu médian

Capitalisme, Commutalisme, Communisme

Capitalisme

Prix unique pour tous. Les riches achètent facilement ; les personnes modestes s'endettent ou renoncent. Les entreprises maximisent leur profit, les inégalités d'accès sont structurelles.

  • Efficacité et innovation stimulées
  • Prix d'équilibre par le marché
  • Inégalités d'accès flagrantes
  • Exclusion des revenus faibles

Commutalisme

Prix ajusté au revenu de chaque acheteur. Les plus aisés contribuent davantage ; les plus modestes paient moins. La redistribution est assurée par les prix, non par la fiscalité : TVA et prélèvements obligatoires sont remplacés par un taux unique de 10 % sur tous les revenus.

  • Accès élargi aux biens essentiels
  • Viabilité commerciale préservée
  • Fiscalité radicalement simplifiée
  • Complexité d'implémentation des prix
  • Transition fiscale non définie

Communisme

Prix fixés et subventionnés par l'État. Égalité formelle d'accès, mais pénuries fréquentes, absence d'incitation à produire des biens de qualité et économie non-efficiente.

  • Égalité formelle d'accès
  • Biens essentiels garantis
  • Pénuries et files d'attente
  • Peu d'incitation à l'innovation

Les quatre principes directeurs

1

Viabilité commerciale

Le vendeur reçoit toujours au minimum le prix plancher — un pourcentage garanti du prix de base. Pour une nécessité ce plancher est de 40 %, pour un luxe pur de 90 %. Aucun bien ne peut être bradé au point de menacer la survie de l'entreprise qui le produit ou le vend.

2

Progressivité non-linéaire asymétrique

L'ajustement suit une loi de puissance asymétrique (ratioβ) avec deux exposants distincts : β↓ pour les revenus sous le médian, β↑ pour ceux au-dessus. Cette asymétrie crée des réductions plus fortes sur les nécessités pour les bas revenus, et une progressivité croissante sur le luxe pour les hauts revenus.

3

Garde-fous par type de bien

Le facteur luxe adapte les bornes au type de produit. Un jet privé reste coûteux même pour quelqu'un à faible revenu (plancher à 90 % du prix de base) ; une miche de pain ne peut jamais coûter plus du double à un milliardaire (plafond à 200 %). Les paramètres β↓, β↑, plancher et plafond ne dépendent que du facteur luxe.

4

Correction d'abordabilité

Un bien dont le prix de base dépasse déjà la capacité d'achat de l'individu — mesuré par un seuil de mois de salaire propre au type de bien — ne génère jamais de surcharge. Le système tend alors vers le plancher, protégeant les acheteurs en difficulté d'un effet punitif sur des achats déjà hors de portée.

Le socle fiscal : un prélèvement unique

Suppression de la TVA et des prélèvements obligatoires

Le commutalisme suppose une refonte complète du système fiscal. La TVA, les cotisations sociales, l'impôt sur le revenu et l'ensemble des prélèvements obligatoires sont supprimés et remplacés par un prélèvement unique de 10 % sur la totalité des revenus annuels — quelle qu'en soit la nature.

Ce prélèvement s'applique sans exception ni déduction à tous les flux de revenus : salaires et traitements, dividendes, plus-values de cession (actions, immobilier, fonds, etc.), bénéfices d'entreprise, revenus locatifs, droits d'auteur, et tout autre revenu perçu sur l'année. L'assiette est maximalement large afin de maintenir un taux le plus bas possible.

La progressivité sociale n'est pas portée par l'impôt dans ce système — elle est entièrement assurée par le mécanisme de prix ajustés au revenu. C'est le marché lui-même qui redistribue, non l'État via la fiscalité.

10 % taux unique sur tous les revenus
0 prélèvement obligatoire conservé
types de revenus concernés

Salaires et traitements

Tout revenu d'activité — employé, fonctionnaire, indépendant — est soumis au prélèvement de 10 %. Les cotisations patronales et salariales actuelles disparaissent intégralement.

%

Dividendes et plus-values

Les revenus du capital — dividendes, plus-values de cession d'actions, d'obligations ou d'immobilier — sont soumis aux mêmes 10 %, sans régime d'exception ni abattement.

+

Bénéfices d'entreprise

L'impôt sur les sociétés est supprimé. Les bénéfices distribués ou réinvestis sont imposés au moment où ils deviennent un revenu pour une personne physique, pas au niveau de l'entité.

Assiette universelle

Revenus locatifs, droits d'auteur, gains de jeu, héritages monétaires — tout flux entrant est taxé à 10 %, sans distinction de source ni de statut du bénéficiaire.

Note — Ce système fiscal n'a pas vocation à financer des services publics au sens traditionnel : dans le cadre commutaliste, les services collectifs (santé, éducation, infrastructure) seraient eux aussi soumis à la tarification progressive selon le revenu, éliminant le besoin de redistribution fiscale. Il s'agit d'un modèle expérimental dont les implications macroéconomiques (recettes totales, financement de la protection sociale, transition) restent à évaluer.

La formule mathématique

Formule centrale

prix payé  =  prixbase  ×  indice
indice  =  clamp( reff β, plancher, plafond )
reff  =  min( rmédian, rconfort )    β = β↓ si reff < 1, sinon β↑
si rmédian > 1 et reff < 1  ⇒  reff = 1  (au-dessus du médian : jamais de réduction)
rmédian = revenu  /  revenumédian    rconfort = revenu × N  /  prixbase

Paramètres selon le facteur luxe f ∈ [0, 1]

β↓ = 0,50 − 0,30 × f
Exposant appliqué quand le revenu est sous le médian (reff < 1). Plus élevé pour les nécessités — les bas revenus bénéficient de réductions plus fortes sur les biens essentiels. De 0,50 (nécessité) à 0,20 (luxe pur).
β↑ = 0,10 + 0,55 × f
Exposant appliqué quand le revenu est au-dessus du médian (reff ≥ 1). Plus élevé pour le luxe — les hauts revenus contribuent bien davantage sur les luxes que sur les nécessités. De 0,10 (nécessité) à 0,65 (luxe pur).
plancher = 0,40 + 0,50 × f
Indice minimal garanti au vendeur. De 40 % (nécessité) à 90 % (luxe pur) du prix de base.
plafond = 2,00 + 6,00 × f
Indice maximal applicable à l'acheteur. De 200 % (nécessité) à 800 % (luxe pur) du prix de base.
N = 3,0 + 9,0 × f
Seuil de confort en mois de revenu. De 3 mois (nécessité) à 12 mois (luxe pur). Sert à évaluer si un bien est accessible au prix de base pour le revenu considéré.

Interprétation de l'indice

indice < 1 — Prix réduit Revenu inférieur au médian. L'acheteur paie moins que le prix de base.
indice ≈ 1 — Prix standard Revenu proche du médian. L'acheteur paie environ le prix affiché.
indice > 1 — Prix majoré Revenu supérieur au médian. L'acheteur contribue au-delà du prix de base.

Visualisation de la courbe d'ajustement

Indice de correction en fonction du revenu mensuel net, pour cinq types de biens. Médian de référence : 2 147 €/mois Observatoire des inégalités, 2023. La correction d'abordabilité n'est pas représentée ici — elle dépend du prix de base et s'illustre dans l'exemple ci-dessous.

À gauche du médian (ligne grise verticale) : l'indice est inférieur à 1, le prix est réduit. À droite : l'indice dépasse 1, le prix est majoré. Les paliers horizontaux correspondent aux planchers et plafonds propres à chaque type de bien. La ligne pointillée horizontale marque l'indice neutre (×1). Les cassures de pente au médian reflètent le changement de β (β↓ sous le médian, β↑ au-dessus).

Évolution de β selon le facteur luxe

Les deux exposants β↓ et β↑ évoluent en sens opposés avec le facteur luxe. Pour une nécessité, β↓ est élevé (réductions fortes pour les bas revenus) tandis que β↑ est faible (les hauts revenus ne paient qu'une faible majoration). Pour le luxe pur, c'est l'inverse. Les deux courbes se croisent autour de f ≈ 0,47.

β↓ décroît de 0,50 à 0,20 quand f passe de 0 à 1 : la progressivité pour les bas revenus est plus marquée sur les nécessités que sur le luxe. β↑ croît de 0,10 à 0,65 : la progressivité pour les hauts revenus est beaucoup plus forte sur le luxe.

Le facteur luxe en détail

Le facteur luxe est le seul paramètre dépendant du bien — il module entièrement β↓, β↑, plancher, plafond et N. Une nécessité pure (pain, médicament) et un luxe absolu (jet privé) n'obéissent pas aux mêmes règles.

Facteur luxe Type de bien β↓ β↑ Plancher Plafond N (mois) Exemples
0,00 Nécessité pure 0,50 0,10 40 % 200 % 3,0 Alimentation, pharmacie, énergie
0,20 Bien courant bas 0,44 0,21 50 % 320 % 4,8 Vêtements courants
0,35 Bien courant haut 0,40 0,29 57,5 % 410 % 6,2 Loisirs, restauration
0,50 Semi-luxe 0,35 0,38 65 % 500 % 7,5 Électronique grand public
0,60 Produit valorisant 0,32 0,43 70 % 560 % 8,4 Voiture, équipement
0,75 Luxe 0,28 0,51 77,5 % 650 % 9,75 Mode luxe, montres, bijoux
0,85 Grand luxe 0,25 0,57 82,5 % 710 % 10,65 Voiture de luxe
1,00 Luxe pur 0,20 0,65 90 % 800 % 12,0 Jet privé, yacht, propriété de luxe

Le β est asymétrique : β↓ décroît avec le luxe (les bas revenus bénéficient de réductions plus fortes sur les nécessités), tandis que β↑ croît avec le luxe (les hauts revenus contribuent davantage sur les biens luxueux). Entre un revenu à 2× et 10× le médian, l'écart de prix est de +17 % pour une nécessité (β↑=0,10) et de +185 % pour un luxe pur (β↑=0,65), avant plafonnement.

La correction d'abordabilité

Sans correction, la formule de base appliquerait une majoration à quiconque gagne davantage que le médian, même si le bien représente plusieurs années de revenu. Ce mécanisme pénaliserait quelqu'un gagnant 4 000 €/mois souhaitant acheter une montre à 192 000 € — le prix de base seul représente déjà 48 mois de salaire — avec un surcoût de +43 %. La correction élimine ce surcoût : cet acheteur étant au-dessus du médian, reff est plafonné à 1 — il paie le prix de base, sans rabais et sans surcoût.

Étape A — Seuil de confort N = 3 + 9 × facteurluxe

Nombre de mois de revenu jugé « raisonnable » pour ce type d'achat : 3 mois pour une nécessité, 12 mois pour un luxe absolu.

Étape B — Ratio de confort rconfort = revenu × N / prixbase

Si rconfort < 1, le bien coûte plus de N mois de salaire — il est hors de portée au prix de base. Si rconfort ≥ 1, il est accessible.

Étape C — Ratio effectif reff = min(rmédian, rconfort)

Le minimum des deux ratios est retenu. Quand rconfort < rmédian, l'indice est tiré vers le plancher plutôt que vers une majoration.

Exemple — Montre à 192 000 € (facteur luxe = 0,75), revenu 4 000 €/mois, médian 2 000 €

N = 3 + 9 × 0,75 = 9,75 mois
rmédian = 4 000 / 2 000 = 2,00
rconfort = (4 000 × 9,75) / 192 000 = 0,203 → bien hors de portée
reff brut = min(2,00 ; 0,203) = 0,203 — mais rmédian = 2,00 > 1 et reff < 1
reff corrigé = 1,000 — protection : au-dessus du médian, jamais de réduction
indice = clamp(1,000β↑, 0,775, 6,50) = clamp(1,0000,51, 0,775, 6,50) = 1,000
Prix payé = 192 000 × 1,000 = 192 000 €  (0 % — prix de base)

Exemple détaillé pas à pas

Données de l'exemple

Produit Produit valorisant (ex. voiture)
Prix de base 25 000 €
Facteur luxe 0,60
Revenu de l'acheteur 4 000 €/mois
Revenu médian régional 2 000 €/mois
1

Calculer les paramètres selon le facteur luxe (0,60)

β↓       = 0,50 − 0,30 × 0,60 = 0,32  (sous le médian)
β↑       = 0,10 + 0,55 × 0,60 = 0,43  (au-dessus du médian)
plancher = 0,40 + 0,50 × 0,60 = 0,70  →  70 % du prix de base
plafond  = 2,00 + 6,00 × 0,60 = 5,60  → 560 % du prix de base

Ces valeurs définissent les bornes et l'intensité de la progressivité. L'asymétrie de β traduit le fait que la progressivité est plus forte à la baisse (pour les nécessités) qu'à la hausse.

2

Calculer le ratio revenu / médian

rmédian = 4 000 / 2 000 = 2,00

L'acheteur gagne 2× le médian régional. Sans correction d'abordabilité, ce serait le ratio utilisé directement dans la loi de puissance — et conduirait à une majoration de +35,1 %.

3

Évaluer l'abordabilité du bien

N           = 3,0 + 9,0 × 0,60 = 8,4 mois
rconfort  = (4 000 × 8,4) / 25 000 = 33 600 / 25 000 = 1,344

La voiture coûte 25 000 / 4 000 = 6,25 mois de salaire, inférieur au seuil N = 8,4 mois. Le bien est donc accessible (rconfort > 1). Cependant, rconfort = 1,344 reste inférieur à rmédian = 2,00 : la correction entre tout de même en jeu pour modérer la majoration.

4

Sélectionner le ratio effectif

reff = min(rmédian, rconfort) = min(2,00 ; 1,344) = 1,344

La correction est active : le ratio retenu est 1,344 plutôt que 2,00. Cela réduit la majoration car la loi de puissance agit sur un ratio plus proche de 1.

5

Appliquer la loi de puissance

reffβ↑ = 1,3440,431,136  (reff = 1,344 ≥ 1, donc on utilise β↑ = 0,43)

C'est l'indice brut avant les bornes. La loi de puissance crée une progressivité douce : quelqu'un gagnant 2× le médian ne paie pas 2× le prix — il paie environ 14 % de plus (sans correction, il en aurait payé 35 % de plus).

6

Appliquer les bornes

indice = clamp(1,136 ; 0,70 ; 5,60) = 1,136

L'indice 1,136 est compris entre le plancher (0,70) et le plafond (5,60). Aucune borne n'est atteinte pour ce profil.

7

Calculer le prix final

prix payé = 25 000 × 1,136 = 28 400 €  (+13,6 %)

Sans la correction d'abordabilité, cet acheteur aurait payé 25 000 × 2,000,43 = 25 000 × 1,351 = 33 775 € (+35,1 %). La correction lui économise 5 375 € en plafonnant la progressivité à l'accessibilité réelle du bien.

Grille comparative — Produit valorisant à 25 000 €

Facteur luxe = 0,60  ·  Médian régional = 2 000 €/mois  ·  β↓ = 0,32  ·  β↑ = 0,43  ·  Plancher 70 %  ·  Plafond 560 %

Profil de revenu Revenu mensuel rmédian reff (avec correction) Indice Prix payé Variation
Sans revenus / RSA 350 € 0,175 0,118 plancher 0,700 17 500 € −30,0 %
Précaires 800 € 0,400 0,269 plancher 0,700 17 500 € −30,0 %
Modestes 1 400 € 0,700 0,470 0,786 19 650 € −21,4 %
Médian (référence) 2 000 € 1,000 0,672 0,881 22 025 € −11,9 %
Moyens-supérieurs (exemple) 4 000 € 2,000 1,344 1,136 28 400 € +13,6 %
Aisés 8 000 € 4,000 2,688 1,530 38 250 € +53,0 %
Très aisés 20 000 € 10,000 6,720 2,269 56 725 € +126,9 %
Ultra-riches 100 000 € 50,000 33,600 4,534 113 350 € +353,4 %

La correction d'abordabilité est active pour tous les profils ici car le prix de base (25 000 €) dépasse N × revenumédian = 8,4 × 2 000 = 16 800 €. Les deux profils les plus modestes (RSA et précaires) atteignent le plancher (70 %). Un ultra-riche paie 4,53× le prix de base, soit 113 350 € — l'entreprise réalise une marge importante sur ces ventes, équilibrant les réductions accordées aux revenus faibles.

Prix payé selon le profil de revenu — 25 000 € de base

Visualisation concrète des montants payés par chaque profil pour un produit valorisant (f = 0,60) à 25 000 € de prix de base, avec un médian régional de 2 000 €/mois. La ligne de référence indique le prix de base.

En vert : profils payant moins que le prix de base. En orange-rouge : profils payant davantage. L'entreprise compense les réductions accordées aux bas revenus grâce aux majorations appliquées aux hauts revenus.

Revenus médians par région

Le commutalisme utilise le revenu médian régional comme référence. Ces disparités géographiques sont significatives : le médian en Île-de-France est presque 5 fois supérieur à celui de Mayotte. INSEE — Revenus disponibles médians par unité de consommation, 2021

En vert : régions dont le médian dépasse le médian national 2021 (1 933 €). En bleu : régions métropolitaines sous ce médian. En orange : régions d'outre-mer. Toutes les données sont issues de la même source et du même millésime. INSEE — Revenus disponibles médians par UC, 2021

Limites et considérations pratiques

Vérification du revenu

Le système suppose que le revenu déclaré est véridique. Sans mécanisme de certification (fisc, employeur), un acheteur pourrait sous-déclarer pour payer moins. Une intégration aux données fiscales serait nécessaire en pratique.

Prix individualisés

Sur un marché traditionnel, chaque acheteur paie un prix différent pour le même bien. Cela suppose un système de facturation individualisée et une acceptation sociale de la transparence — ou de la confidentialité — des prix ajustés.

Revenu vs. patrimoine

La formule se base sur le revenu mensuel, non sur le patrimoine. Un retraité propriétaire d'un appartement parisien mais à faible pension bénéficierait d'une réduction qui n'est pas nécessairement justifiée par sa situation réelle.

Modèle expérimental

Le commutalisme est un exercice de réflexion économique, pas un système implémenté. Les valeurs numériques (β↓, β↑, plancher, plafond, N) sont des propositions raisonnées mais arbitraires, à affiner par l'expérimentation et le débat.

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