Marché noir & arbitrage
Partiellement résoluSi un foyer modeste peut acheter une TV à −50 % et la revendre à un riche à −20 %, le marché gris explose. Les bas revenus deviennent des "prête-noms" d'achat, siphonnant les marges des commerçants.
Quota mensuel par catégorie : chaque wallet EUDIW limite le nombre d'achats à prix réduit par catégorie de produit (ex. 2 TV/trimestre/foyer). Au-delà, le prix standard s'applique.
Marquage numérique des biens durables : le credential d'achat dans le wallet EUDIW peut lier le bien à son acheteur (non-transférable pendant N mois).
Détection par IA anonymisée : un score de risque (calculé localement via ZKP) détecte les patterns anormaux — un signal est envoyé sans révéler l'identité.
Immunité naturelle des périssables : la nourriture, les médicaments, les services — qui représentent la majorité des dépenses des ménages modestes — sont impossibles à arbitrager économiquement.
Les biens durables de valeur moyenne (électroménager, vêtements) restent exposés. Le quota et le marquage EUDIW sont techniquement faisables mais requièrent une adoption du wallet suffisamment large pour être efficaces.
Surveillance & logistique
Techniquement résoluVérifier le revenu à chaque achat d'une baguette ou d'un billet de train implique une infrastructure de surveillance financière absolue — un serveur central omniscient consulté en temps réel à chaque transaction.
La réponse repose sur la cryptographie Zero-Knowledge Proof (ZKP) et le wallet EUDIW :
Attestation DGFiP
Calcul sur l'appareil
Vers le terminal
- Le wallet EUDIW stocke une attestation fiscale (DGFiP, actualisée trimestriellement). Cette attestation encode la tranche de revenu, pas le montant exact.
- À la caisse, le wallet génère localement une preuve ZKP : « Mon coefficient est X,XX » — sans jamais transmettre le revenu brut ni l'identité.
- Le terminal marchand reçoit uniquement le coefficient. Il calcule le prix ajusté. Aucune donnée personnelle ne transite. Aucun serveur central n'est consulté.
Conditionnel à l'adoption du wallet EUDIW (eIDAS 2.0, déploiement 2026) et des prérequis 01, 02 et 03.
Déséquilibre géographique
Résolu — mécanisme à expliciterUne boulangerie en banlieue défavorisée ne vend qu'au prix plancher. Une boutique en quartier riche génère des superprofits. Le système reproduit et amplifie les inégalités territoriales.
Quel que soit le revenu de l'acheteur, le marchand reçoit toujours au minimum 40–90 % du prix de base (selon la catégorie du bien). La survie économique du commerce est protégée.
40 % de la taxe de 5 % sur le CA des entreprises alimentent un fonds de péréquation régionale. Ce fonds redistribue aux commerces des zones défavorisées, compensant les ventes systématiquement proches du plancher.
Le calcul utilise la médiane régionale comme référence. Dans une zone pauvre, les rares acheteurs aisés ont un ratio local élevé et paient encore plus cher — ce qui compense partiellement la faible médiane du secteur.
Flux de compensation (schéma simplifié)
Surplus de marge
40% → Fonds
Redistribution régionale
Compensation reçue
Détail technique au Prérequis 15 .
Patrimoine ignoré
Limite partielle reconnueUn retraité rentier possédant trois appartements parisiens mais déclarant 800 €/mois de pension paie le prix "pauvre". Un jeune cadre à 3 000 €/mois sans patrimoine paie le prix "riche". Le modèle ignore les stocks.
Patrimoine productif couvert : les revenus fonciers, dividendes, plus-values et rentes sont déjà des revenus imposables déclarés à la DGFiP. Ils entrent donc naturellement dans la base commutaliste.
Patrimoine dormant volontairement exclu : la valeur d'une résidence principale non louée ne génère pas de flux — le commutalisme cible les flux de revenus, pas les stocks de capital. Imposer un "loyer fictif" serait une contrainte lourde et politiquement sensible.
Piste future : intégrer optionnellement la méthode Haig-Simons (loyer imputé pour les propriétaires) comme variable correctrice. Une case à cocher dans le wallet EUDIW — volontaire, incitative, pas obligatoire.
Équation macroéconomique
Limite reconnueRemplacer TVA (≈157 Mds €/an), IR (≈92 Mds €) et cotisations sociales par une flat tax de 10 % au-dessus du médian et 5 % sur le CA semble mathématiquement incapable de financer l'État et les retraites.
Les services publics adoptent aussi le pricing dynamique : hôpitaux, transports, universités, énergie — leurs "recettes" proviennent des prix ajustés, eux aussi. La redistribution se fait par les prix, pas par la fiscalité.
Recettes estimées : la taxe de 5 % sur le CA s'applique à la totalité du tissu économique. En France, le CA des entreprises dépasse 5 000 Mds €/an — 5 % représentent 250 Mds € bruts. La flat tax de 10 % au-dessus du médian complète le tableau.
| Prélèvement | Système actuel | Commutalisme |
|---|---|---|
| TVA / Taxe conso. | ≈ 157 Mds € | 5% CA → ≈ 250 Mds € |
| Impôt sur le revenu | ≈ 92 Mds € | Flat 10% > médiane |
| Cotisations sociales | ≈ 440 Mds € | Services publics à prix dynamiques |
Nous admettons honnêtement que la viabilité macroéconomique complète n'a pas encore été validée par une étude économique indépendante. C'est un chantier prioritaire. Si vous êtes économiste ou chercheur, votre contribution est bienvenue.
Ces objections alimentent notre feuille de route. Chaque défi ouvert correspond à un chantier actif.